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Expédition
Dans la
continuité de sept années d’explorations au Soudan, Claude
Iverné dirigera une nouvelle expédition sur l’ancien tracé
aujourd’hui désaffecté de la mythique « Darb al Arba’ïn », la
Piste des Quarante Jours.
Cette fois, il ne s’agit plus de décrire des caravanes
contemporaines, mais de fouiller et documenter leur passé.
Après le dépouillement des récits de voyageurs du 19ème siècle,
et grâce aux observations des missions archéologiques récentes,
Claude Iverné part cet hiver à la recherche de sites qui
tisseraient un lien étroit entre la vallée du Nil et les anciens
royaumes du Darfour.
L’un des objectifs de cette mission sera la réalisation d’une
carte. Elle rassemblera les données anciennes et modernes, ainsi
que la position exacte des sites découverts, recensés et
photographiés lors de ce voyage, afin d’établir le réel tracé de
la piste.
Contribution à la publication des fouilles archéologiques de la
mission de Sedeinga sous le patronage de l’Institut de France,
ces travaux constitueront la première publication scientifique
entièrement dédiée à la « Darb al Arba’ïn ».
en Belgique contribue au
financement de ces travaux, dont l’exposition y est programmée
au printemps 2007. Le musée éditera a cette occasion un livre
d’artiste.
l’Institut du Monde Arabe a Paris étudie une exposition en 2006
; la Mairie de Paris en 2008.
Souscription
Pour
parvenir a financer ce périple, ELNOUR lance une souscription
durant toute la période l’expédition avec le partenariat de
Bernard Binesti /
sous forme d’acquisition
d’épreuves photographiques signées.
Itinéraire
par Claude Iverné
L’expédition sera menée par Hafez Mohamed Adam, guide et escorte
de caravanes. Le périple durera environ quatre mois sur deux
mille kilomètres, de Kobbé au Darfour au début de l’hiver à
Assiout en Egypte fin mars.
Des que Hafez aura négocié nos montures et leur équipage, nous
retrouverons Zanussi, Abdelaziz et un nouveau guide Zaghawa,
compagnon indispensable a plusieurs titres pour pénétrer la zone
tenue par son ethnie. Prendrons la piste à « Kobbé ». Aurons
pris soin auparavant de recenser les vestiges de cette ancienne
capitale du Darfour. Après avoir fait le plein de denrées
vitales et d’eau a l’oasis « gommer » ainsi nommée en arabe a
cause de sa forme de pleine lune parfaitement ronde, Tenterons
de trouver les ruines du site de Aïn Farah, Progresserons
vers le cratère de Malha très au nord chez les « Meidob »,
pasteurs noirs qui vivent quasiment en autarcie autours d’un
large plateau du même nom. Un franc écart vers la carrière de
sel gemme de Bir-Atrun. sur le lit du wadi Howar Chercherons les
gravures rupestres dont quelques esquisses sont arrivés a nous.
L’oasis de Selima Offrira un studieux repos, puis douze jours
plus loin celle de Laquiya, carrefour de plusieurs caravanes
nord-sud et ouest est. Franchirons le 22ème parallèle frontière
en plein désert. Gagnerons la première oasis égyptienne de Bir
Dibi, puis Aînn el Mourr, Gebel Ouakif, Mex Kibli, Baris,
l’ensemble d’oasis de Khargha surmontée d’un fort, Boulak,
Méhérig, et enfin Assiout. Notre évolution en Egypte dépendra
des autorités égyptiennes, plus réticentes a laisser des
chameliers de surcroît étrangers librement circuler dans cette
région très militarisée. |
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